Propos recueillis par Odile Habel pour Maris Match

C’est celui dont les peoples et les VIPs se murmurent le nom. Depuis quelques mois, le lausannois Olivier Lagardère est devenu le Médium Star en Suisse, en France et maintenant mème au Brésil. Le magazine VSD lui a notamment consacré un grand article.
Parmi ses fidèles : la veuve du peintre Balthus et sa fille, Harumi.
À l’automne, il devrait sortir son premier livre : Médium malgré lui.

Interview

COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT QUE VOUS ÉTIEZ MÉDIUM ?

Par hasard ! A la mort de ma grand-mère, j’ai retrouvé son vieux jeu de cartes qui m’avait été donné quand j’avais 8 ans. Il a plus de 150 ans maintenant. A l’époque, j’avais rangé les cartes sans y penser, mais quelques années plus tard, suite au décès de ma grand-mère une force inexplicable venue d’en haut m’a forcé à les retrouver.

J’ai ressenti des flashs. Je voyais des visages, des pays, des chiffres… J’entendais aussi des vibrations sonores comme des prénoms. Au début je refusais d’y croire, mais j’ai très vite compris que j’avais hérité du don de mon arrière-grand-mère que j’ignorais complètement.

UTILISEZ-VOUS CES CARTES DANS VOS CONSULTATIONS ?

Non car ce jeu est trop vieux, je ne vois plus rien. J’en’ utilise un plus récent. Mais les cartes sont un 10% de ce que j’emploie pour travailler. En fait, je travaille avec un troisième œil. En regardant dans les yeux la personne en face de moi, je m’assure que ce que je vois en elle correspond à ce que je lis dans mes cartes. Je ne vois pas la personne à l’extérieur, mais à l’intérieur d’elle-même. Tout ce que je peux voir sur elle, elle seule le sait. Personne d’autre.

VOUS PARLIEZ DES YEUX. C’EST IMPORTANT ?

C’est essentiel ! Un vrai médium scanne dans les yeux la personne qu’il a en face de lui et il le lit petit à petit, systématiquement. C’est pour cette raison que je ne fixe pas trop longtemps dans les yeux de la personne sinon j’aurais trop d’infos.Je ne pourrais plus raconter ce que je vois.

COMMENT TRAVAILLEZ-VOUS ?

Je communique avec mon arrière-grand-mère et avec les guides de la personne que j’ai en face de moi. Ce sont des proches décédés qui veillent sur elle. La plupart du temps je peux donner les prénoms de ces gens, ce qui rassure très vite la personne. Pendant une consultation je fais plusieurs tirages avec les cartes. Dans le premier jeu, je vois tout ce qui bloque, les questions que la personne veut me poser, les raisons qui la poussent à être là sans qu’elle me raconte quoi que ce soit. Parfois je vois des dates, mais la notion de temps n’est pas maîtrisable. Je me souviens d’une femme à qui j’avais donné une vingtaine de prénoms qui ne lui évoquaient rien. Elle était très fâchée. Six mois plus tard elle perdait son travail et en trouvait un autre après deux mois. Tous les prénoms que j’avais trouvés étaient ceux de ses nouveaux collègues que j’avais vus huit mois auparavant.

VOUS ACCORDEZ UNE LARGE PLACE AU PASSÉ. CE N’EST PAS UN PEU CONTRADICTOIRE POUR UN MÉDIUM ?

Connaître son futur sans avoir réglé son passé ne sert à rien car un jour ou l’autre ce passé va vous rattraper dans le futur et va démonter tout votre présent sans que vous compreniez quoi que ce soit. Le passé et le présent sont aussi importants que le futur, mais les gens ont souvent tendance à l’oublier.

Je me souviens d’avoir eu une voyante en consultation qui était venue pour me tester. Elle m’affirmait être imbattable pour voir le passé et le présent mais qu’elle était plus forte que moi pour voir le futur, mais quand je lui demandé comment elle pouvait prétendre voir l’avenir des gens alors qu’elle était incapable de voir leur passé et leur présent, elle n’a pu me répondre.

Pour moi, c’était significatif. Souvent les gens accro à la voyance réagissent ainsi. Ils veulent tous avoir des réponses sur leur futur alors que les réponses sont dans le passé.

Si on vient me voir c’est parce que l’on veut avancer dans la vie et sortir « du rôle de victime ». C’est à ce moment-là que j’interviens. Je vois ce qui a bloqué dans le passé, ce qui bloque dans le présent et je vais pouvoir voir ce qui va arriver dans le futur.

CONSIDÈREZ-VOUS VOTRE DON COMME UNE CHANCE ?

Non, c’est un don difficile à vivre. Quand je ne suis pas en consultation, j’évite de trop croiser le regard des gens car je ne veux pas violer leur intimité en voyant des choses que l’on ne m’a pas demandé de voir. Je fuis aussi la foule car je ressens très violemment les maux physiques ou psychiques des gens qui m’entourent. Par contre, je ne vois rien pour moi ! S’il y a un numéro à ne pas tirer, c’est toujours pour moi. Si j’avais pu choisir un don, je n’aurais pas pris le médium. J’ai une responsabilité vis-à-vis des gens qui croient en moi. Mais je refuse ceux qui dépendent de moi.

Je ne suis ni un Dieu, ni un magicien et surtout pas un vendeur de bonheur je ne suis pas ici pour dire à la personne ce qu’elle veut entendre mais ce que j’entends moi venant d’en haut.

VOUS ÊTES EN TRAIN D’ÉCRIRE UN LIVRE…

Ah oui ! C’est une aventure dans laquelle je me suis embarqué involontairement. Quand l’article sur moi est sorti dans VSD, j’ai été contacté par l’assistante de Laurent Ruquier qui préparait la nouvelle émission «si vous n’êtes pas encore couché » dans laquelle j’étais invité. Mais en discutant nous avons plutôt convenu de nous rencontrer sur le plateau dès mon ouvrage terminé afin d’en faire le lancement.